Test de Turing pour le générateur poïétique

Encadrants : 

Occurrences : 

2015, 2017

Nombre d'étudiants minimum: 

2

Nombre d'étudiants maximum: 

4

Nombre d'instances : 

1

Ce projet a été proposé par un groupe d'étudiants. Il leur sera donc attribué d'office, sauf en cas de désistement.

On observe généralement des phénomènes émergents. Au départ, chacun découvre les possibilités d’action sur sa zone. Puis les utilisateurs découvrent des régularités structurelles entre leur création et une autre zone, souvent une zone adjacente. On observe alors une simplification du tableau global. Lorsque la "logique" globale devient trop simple au goût de certains, ils se plaisent à réintroduire de la diversité.

Ce projet a plusieurs objectifs liés.

  • Réaliser un générateur poïétique simplifié, offrant par exemple la possibilité de faire des figures simples (traits, polygones réguliers, disques).
  • Réaliser un agent capable de tenir son rôle. L’idée du test de Turing, dans ce contexte, est que les joueurs humains ne puissent pas déceler que l’un des joueurs est artificiel.
  • Réaliser des parties dans lesquelles tous les joueurs sont artificiels.

Pour réaliser des agents artificiels capables d’innover, on pourra s’inspirer de la théorie de la complexité de Kolmogorov (K-complexité). Les agents cherchent à maximiser l’inattendu structurel, c’est-à-dire qu’ils vont chercher à diminuer la K-complexité. Dans une situation complexe (proche de l’aléatoire), ils rechercheront une simplification en augmentant la structure. Un moyen pour cela est d’imiter d’autres zones de l’écran. Si la structure se simplifie trop, ils rechercheront la simplicité en créant une exception. On s’attend ainsi à des oscillations de la K-complexité.

Suggestions

Créer un générateur poïétique dans lequel chaque joueur contrôle un seul (gros) pixel. Puis compliquer progressivement les capacités offertes aux joueurs.

Langage de réalisation

Le projet sera réalisé en Python.